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la cabane

l’installation de la cabane

13 juin 2022 |

la cabane

Aujourd’hui c’était le grand jour ! Installation de « la cabane de bouts de ficelle » sur le marais de Villeneuve-les-Salines.

Notre première idée avait été de l’installer sur un des îlots du marais, mais ce dernier est protégé et il est interdit d’aller installer des choses sur ses ilots.

Les services de la Ville de La Rochelle nous ont proposé de positionner la cabane sur un radeau au milieu de l’eau. Très bonne idée !

C’est François qui a donc construit une plateforme flottante dans nos ateliers, et aujourd’hui Yorrick et Jako sont allés installer la cabane sur la plateforme. Ils ont ensuite mis l’ensemble à l’eau.

Tout ceci a pu être réalisé grâce aux conseils et à l’aide des services de la Ville de La Rochelle.

la préparation de l’armature de la cabane dans les ateliers de la compagnie

7 juin 2022 |

la cabane

Une cabane qui prendra la forme d’une table géante, rectangulaire. Nous avons défini qu’elle devrait s’élever à 2,10m de hauteur et mesurer 4,50m/2,50m.

Elle doit pouvoir se scinder en deux parties afin de s’installer autour du tronc d’un châtaignier, ou pouvoir au contraire être positionner seule au milieu d’un espace dégagé.

Il faut que l’on puisse s’abriter sous la table mais aussi monter sur son plateau. Une chaise sera d’ailleurs positionner près de la table, permettant de grimper plus facilement.

Nous réalisons les armatures de la chaise et de la table en sapin. Elles seront ensuite entièrement recouvertes de châtaignier qui aura grandi et aura été usiné sur le territoire du Périgord-Limousin. Cela donnera lieu à un chantier du 16 au 20 novembre, ouvert aux habitants du Périgord Limousin.

la cabane se promène dans le quartier

18 mai 2022 |

la cabane

En concertation avec le groupe d’habitants qui a conçu la cabane, nous avons souhaité qu’elle se promène dans le quartier avant d’être installée comme nous l’avons imaginé, sur le toit d’un immeuble.

Cela permettra ainsi à de nombreuses personnes de la visiter et de continuer à amener des tissus pour la compléter.

Elle est donc d’abord installée dans le hall de la mairie de quartier, puis au CSC Le Pertuis, au Collège Pierre Mendès France, dans les cours d’écoles ...

Elle continue son parcours jusqu’à la fête du quartier où elle sera présente le 4 juin 2022.

Dins Lou Pelou

12 mai 2022 |

la cabane cabane sonore

    Un après-midi en compagnie d’une vingtaine de résidents de l’Ehpad « Dins Lou Pelou » à Cussac.

Nous arrivons après l’heure de la sieste à l’Ehpad « Dins Lou Pelou ». Une vingtaine de résidents s’installent dans la grande pièce de l’établissement. Je suis accompagné de Stephanie Pouplier qui est la référente du projet pour le Parc Naturel Régional, et de Jean-François Vignaud, qui en sait beaucoup sur la langue et les gens de son pays. Parce qu’en Périgord-Limousin on cultive le parlé occitan, et on me chuchote à l’oreille qu’autour de nous cette après-midi là, nombreux sont celles et ceux qui préféreront évoquer leurs souvenirs et leurs expériences en occitan plutôt qu’en français.

Ma première question est donc : « ça veut dire quoi »Dins Lou Pelou ? « , qui est le nom de cet établissement. On me répond comme si c’était une évidence que cela signifie »dans la bogue de châtaigne". La fameuse !

Lors de cette rencontre, j’en apprends beaucoup sur les cabanes des feuillardiers. Plusieurs résidents avaient un parent qui était lui-même feuillardier. Quelques souvenirs et anecdotes surgissent.

Les feuillardiers travaillaient en hiver les jeunes perches de châtaignier dans les forêts. Ils confectionnaient principalement des cerces qui servaient à la fabrication des tonneaux du Bordelais et du Cognaçais, mais aussi des piquets, des échalas ... Pour travailler à l’abri, ils se construisaient une cabane en forme de tunnel, obturée d’un côté, dont l’armature en treillis était faite en branches de châtaignier. Chaque soir, les copeaux issus du travail réalisé dans la journée, étaient placés sur le toit de la cabane pour assurer la protection de ses occupants.

Une dame se souvient du feu entretenu dans la cabane, qui servait au travail du châtaignier et à faire chauffer le ragoût du midi. Elle se souvient avec sourire de la fumée qui envahissait l’endroit.

On évoque aussi les abris des maquisards, le territoire ayant été un lieu de résistance. Il s’agissait de cabanes creusées dans le sol, étayées de perches de châtaignier. Une dame se rappelle comment, alors qu’elle était jeune, sa mission était d’apporter le courrier aux résistants. Elle recevait les lettres chez elle à son nom, et elle devait les emmener dans le maquis à vélo.

Une autre dame évoque sa cabane d’enfant, il s’agissait simplement d’un espace trouvé dans une haie où elle aimait se réfugier. Elle se rappelle avec émotion du bruissement du vent dans les feuilles autour d’elle.

On évoque les abris sous les chênes quand certains gardaient les vaches, les cabanes où les élèves se rassemblaient dans les hameaux pour attendre le bus, les cabanes secrètes pour les amoureux souhaitant s’éloigner de la maison familiale, ...

Puis on parle des fêtes de village, des fêtes patronales, des traditions, les jeux, les déguisements à base de charbon passé sur la figure pour le carnaval, les soupes, les tartes à gros bords, ...

Je recueille quelques débuts de témoignages plus intimes. je propose aux personnes de revenir collecter leurs témoignages dans quelques mois. Ils nourriront nos « cabanes sonores ».

Suite à notre première rencontre, décider quelle forme prendra la cabane.

11 mai 2022 |

la cabane

À l’image de la châtaigne protégée par sa bogue, le Périgord Limousin semble effectivement être « un territoire qui se mérite », mais qui se mérite positivement, sans être fermé sur lui-même. On évoque d’ailleurs les qualités d’accueil, la douceur de vie, le bien manger, son aspect rassurant, l’humanité de ses habitants, une « terre des possibles », cultivant une certaine spiritualité, dégageant une sorte de magie, quelque chose de sacré qu’il faut prendre le temps de découvrir.

extrait de mes notes lors de notre première rencontre

Pour cette seconde rencontre, nous nous retrouvons de nouveau à la ferme Âne et Carotte, chez Pascale et Lucien, avec le groupe de personnes avec qui nous avions déjà échangé. Nous savons que nous avons deux soirées pour définir les contours de notre cabane. Nous repartons des notes que j’avais envoyées à chacun. Nous savons que nous pouvons réfléchir autour de quatre éléments qui définiront cette cabane : sa forme, les matériaux qui la composeront, le lieu où elle sera installée, et son processus de construction. C’est parti !

Nous nous attardons sur l’aspect enclavé et protégé du territoire Périgord-Limousin, pas enfermé sur lui-même, de la volonté d’accueillir, mais de justement accueillir dans un territoire préservé, bien accueillir.

Nous évoquons à nouveau cette expression emblématique du territoire, qui invite à entrer dans une maison : « chabatz d’entrar » / « finissez d’entrer ».

Nous évoquons les conflits mondiaux et le climat qui provoquent et provoqueront de nouvelles vagues migratoires. Comment retrouver un « chez soi » quand on a été déraciné ?

Nous évoquons également l’idée qu’ici, tout est encore possible, qu’il y a de la place pour essayer des choses, pour faire différemment.

Et puis il y a la taille du territoire. Comment réaliser une cabane qui concernera les habitants des 80 communes qui composent le parc naturel régional ? Nous réglons rapidement la question du lieu : il faut que cette cabane soit itinérante.

Alors la première idée qui est formulée est de construire une table, symbole d’accueil ; ou une arche, ou une porte géante, une fusée, une cabane à oiseaux, une maison sans mur ni cloison ...

Nous explorons chaque idée, nous les regardons sous plusieurs angles. Très vite la question des matériaux est également tranchée : il faut que la cabane soit en bois, et plutôt en châtaignier qui est un arbre emblématique du territoire, que travaillaient les Feuillardiers, et avec lequel eux-mêmes construisaient leurs cabanes.

Lors de la seconde soirée, nous nous attardons sur l’idée de la table. Cette image nous plait bien. Mais une table ce n’est pas une cabane diront les uns ! Tu n’as jamais fait une cabane sous une table quand tu étais môme, répondront les autres.

Alors bien sûr nous imaginons une table géante, une table sous laquelle chacun pourra imaginer une cabane, en tendant des tissus, en ajoutant des coussins, en l’utilisant comme abri, ou comme plateforme pour observer les étoiles ...

Il faut une chaise autour de cette table, une chaise qui invite le visiteur à s’assoir, et qui constitue un palier pour pouvoir grimper sur la table.

Ce qui serait top, c’est que la table puisse s’installer autour d’un châtaignier, on serait alors tout proche de la cabane dans les arbres, et l’image serait étonnante. Mais il ne faut pas que ce soit une contrainte. On ne trouvera pas un châtaignier adapté à l’installation de la table dans chaque commune où nous l’installerons. Il faut donc que la table puisse être sécable en deux parties, avec un trou amovible en son centre, afin de pouvoir ou non l’installer autour d’un tronc. Ok.

Il faut que la table soit rectangulaire, qu’elle invite à se rassembler à plusieurs. On prend les mesures de la table que nous avons sous les coudes, nous réalisons un croquis à l’échelle, on trace le dessin du plateau au sol. C’est beaucoup trop grand, on diminue l’échelle. Nous tombons d’accord.

Il faut lui trouver un nom. Facile : « La table » ! Mais non, ce n’est pas une table, c’est une cabane. Il faut donc trouver un nom qui raconte ça. Une référence peut-être à l’oeuvre de Magritte : « ceci n’est pas une table ». On se donne du temps pour réfléchir. Nous nous revoyons bientôt pour la construire tous ensemble.

nous jouerons le final du spectacle dans les arènes de Brocas

7 mai 2022 |

la cabane cabane sonore le spectacle

Ce samedi, avec Noj et François, nous avons rendez-vous aux arènes de Brocas pour rencontrer l’équipe de bénévoles qui entretient et améliore le lieu. Nous aimerions que le final des 24h de spectacle se déroule ici le 27 mai 2023. Mais nous savons qu’en l’état notre marionnette ne peut pas pénétrer à l’intérieur. Il faudrait démonter un linteau et tout le bardage en bois au-dessus d’une des portes principales.

Quand nous arrivons, nous faisons face à 7, 8 gaillards de 45 à 70 ans qui se tiennent à l’extérieur des arènes. Nous sommes un peu intimidés, mais après quelques minutes, l’ambiance se réchauffe un peu et ils nous font entrer. Les arènes ont entièrement été construites par des bénévoles en 1984. Elle sont construites en pin des Landes. Aujourd’hui il ne reste qu’un seul constructeur de l’époque. Il est d’ailleurs le président de leur association.

Ce ne sont pas des gars qui tournent autour du pot pendant des heures, nous allons donc droit au but et examinons le problème. En fait, ils y avaient certainement déjà réfléchi entre eux, et avaient statué qu’ils réussiraient à adapter la porte des arènes afin que nous puissions y entrer. Il faut dire que dans l’équipe, il y a un compagnon charpentier. Ça n’a pas l’air de lui faire peur.

Une fois que nous sommes tous d’accord, l’ambiance se réchauffe encore, et ils nous font visiter le lieu dans ses moindres recoins. C’est toute une culture qui se raconte.

Pour finir, on partage quelques apéros qui nous permettent de mieux comprendre leur passion, et eux la nôtre. L’association de chasse du coin leur avait donné un marcassin qui était en train de cuire sur la braise. Ils l’avaient farci au boudin noir antillais que prépare le boucher de la commune. Si nous n’avions pas eu le chantier pour la construction de la marionnette qui ouvrait à 15h, je pense que nous serions toujours autour des arènes à écouter leurs histoires.

B-HONNEUR À !

27 avril 2022 |

la cabane

Dans les Landes de Gascogne, il y a cette vieille coutume que l’on appelle la Mayade, qui consistait, pour remercier le/la maire d’un village de son implication pendant de longues années, à aller couper un jeune pin en forêt, à le décorer en fonction de la personne fêtée, puis à le planter dans la nuit devant la maison de cette personne. Une planche ornait le pin, sur laquelle on pouvait lire « honneur à notre maire ... ».

Cette coutume s’est démocratisée, si l’on peut dire. Aujourd’hui on s’en inspire pour fêter un ami ou un membre de sa famille, pour un anniversaire, un départ en retraite …

Nous nous sommes appuyés sur cette coutume pour imaginer notre cabane, notamment parce que cette tradition crée un lien sensible entre des personnes. Nous avons voulu notre cabane itinérante sur le territoire de la communauté de communes Coeur Haute Lande.

Elle est donc actuellement installée dans un premier village, celui où elle a été construite, placée sous la responsabilité de ses habitants. Puis après un mois, charge à eux de la démonter, de la préparer, de la décorer puis de l’installer dans une commune voisine où elle restera également un mois. Et ainsi de suite sur toutes les communes qui souhaiteront accueillir la cabane.

Chaque démontage/montage fera l’objet d’une rencontre et d’un joyeux moment entre les habitants de la commune offrante et ceux de la commune accueillante.

Chaque village accueillant aura également la mission de préparer une planche « B-HONNEUR À ... » en y inscrivant le nom des habitants de la commune suivante. Ainsi, au fil de son parcours, la cabane se recouvrira entièrement de toutes ces inscriptions.

l’installation de la cabane

26 avril 2022 |

la cabane

Après quatre jours intenses pendant lesquels de nombreuses personnes sont venues participer à la construction de la cabane, nous entamons son installation au coeur du village de Vert, sur le vaste terrain où se situe déjà le four à pain.

Signe que le projet suscite de l’intérêt, nous sommes une vingtaine ce dimanche matin à 9 heures pour assembler la cabane.

Noj dirige les opérations. Il a envisagé les moindres détails de l’installation. Nous choisissons d’abord l’emplacement du pin, puis traçons en fonction les emplacements des pinces qui accueillerons les haubans. Quatre pinces pour la platine centrale et trois par points d’ancrage. On plante tout ça.

Ensuite on place la partie basse du tronc sur la platine. Et on enfile la structure métallique du plancher autour, puis on la fixe au tronc avec tous ses jambages. Viennent ensuite la seconde puis la troisième section, celle avec les pompons. Le pin que nous avons choisi mesure 12 mètres. On a prévu des manchons métalliques entre chaque section.

On installe ensuite les haubans sur le tronc, trois à mi-hauteur et trois au niveau de la tête. On fixe le tire-fort sur le camion. Tout est maintenant prêt pour redresser le pin.

Les personnes présentes se répartissent sur l’ensemble des postes, deux à la tire et deux pour chaque hauban. Les autres accompagnent l’arbre sur les premiers mètres de son élévation. Le tire-fort prend le relai, les haubans équilibrent la levée, Noj vérifie que tout se passe bien. Une fois en position verticale, on tend les haubans. L’ensemble paraît très sécurisant. Génial !

L’assemblage n’est pas terminé. Il faut encore installer sur l’armature métallique, tous les cadres que nous avons préparés pendant la semaine. Tout se passe très bien. La cabane a de l’allure ! La mairie offre un coup à boire, on trinque à notre collaboration et à cette belle idée.

Merci à vous toutes et tous d’avoir participé !

Construction de la cabane à Vert #2

25 avril 2022 |

la cabane

La construction progresse. Les habitants du village ont été invités à participer. D’un côté on mesure, découpe et installe les planches. De l’autre on prépare la décoration de la tête de l’arbre, pour laquelle traditionnellement on réalise des pompons.

L’ambiance est bonne !

Construction de la cabane à Vert

25 avril 2022 |

la cabane

Nous arrivons à Vert pour quatre jours de construction.

Semaine de vacances scolaires dans les Landes. Nous accueillons quotidiennement le centre de loisirs du coin pour des demies-journées de construction.

Des pros de la construction !